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Les manifestations & expositions autour du monde antique que nous avons repérées :

Avr
30
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Les premières villes de l’Ouest @ Musée archéologique départemental de Jublains, Jublains (Pays-de-la-Loire)
Avr 30 2016 – Mar 31 2017 Journée entière
Les premières villes de l'Ouest @ Musée archéologique départemental de Jublains, Jublains (Pays-de-la-Loire) | Jublains | Pays de la Loire | France

À quand remontent les premières villes ? Les Gallo-Romains nous ont laissé Jublains, mais les Gaulois avant eux avaient déjà créé des villes, petites bourgades commerçantes ou capitales de cité. Ces villes gauloises, toutes de bois et de terre, n’ont pratiquement pas laissé de traces. Et pourtant nous sommes loin du village d’Astérix !

En 2009, le site de Moulay était redécouvert. On connaissait depuis longtemps à cet emplacement un petit bourg gaulois de 12 hectares, dont le rempart est encore bien visible dans le village
actuel. Mais des fouilles menées par l’INRAP de 2009 à 2011
nous ont appris qu’il s’agissait en fait d’une ville bien organisée de plus de 130 ha, soit l’une des dix plus grandes de Gaule.

S’appuyant sur cette découverte majeure, l’exposition retrace l’histoire des villes gauloises dans l’ouest de la Gaule (Mayenne et Bretagne). À quoi ressemblaient ces villes ? Comment les Gaulois construisaient-ils leurs maisons ? Connaît-on leurs chefs ? Et comment vivaient ces citadins d’avant les Romains ?

Plus de 180 objets, mais aussi des maquettes, des dessins, des multimédias, vous invitent à entrer dans une ville d’il y a 2200 ans.

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Sep
10
sam
L’Or du pouvoir : de Jules César à Marianne @ Crypte archéologique
Sep 10 2016 @ 10 h 00 min – Avr 29 2017 @ 18 h 00 min

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L’exposition présente une sélection de monnaies d’or illustrant les personnages historiques qui ont transformé le destin de la ville et de leur époque, en lien avec les vestiges archéologiques conservés dans la Crypte. Les Parisii fondateurs de la cité gauloise, Jules César vainqueur de la bataille de Lutèce, l’empereur Julien qui prit le pouvoir dans l’île de la Cité, Philippe IV le Bel et Charles V qui transformèrent la ville médiévale, jusqu’à Napoléon III initiateur de la capitale d’aujourd’hui : tous ces puissants ont laissé leur effigie et leur symbole gravés dans le métal. Ces monnaies d’or sont associées à des monnaies moins prestigieuses en argent et bronze, ainsi qu’à des objets issus de fouilles archéologiques, révélant une part de l’histoire parisienne. Enfin, le parcours donne les clefs de lecture de la numismatique : informations sur le métal, le poids, l’iconographie, comment les motifs ou l’inscription racontent le modèle économique et la situation politique d’un épisode historique.

Oct
15
sam
Sur les traces de la santé @ Balcon des sciences, musée de l'Homme
Oct 15 2016 – Avr 27 2017 Journée entière
Sur les traces de la santé @ Balcon des sciences, musée de l'Homme | Paris | Île-de-France | France

Comment les sociétés du passé ont-elles appréhendé la santé, la maladie, le handicap ?

L’exposition aborde quatre thématiques :

  • Des médecines du passé
  • Prendre en charge le handicap
  • Lire les maladies dans les os
  • Des corps marqués par la vie.

Conçue en plusieurs modules, l’exposition propose des approches multiples : des objets, des textes, des multimédias, des films d’animation et documentaires.

Fruit du partenariat entre l’Inrap et le Musée de l’Homme, cette « expo-dossier » fait écho au colloque « Archéologie de la santé – Anthropologie du soin » qui se tiendra du 30 novembre au 1er décembre 2016 à l’Auditorium Jean Rouch.

Oct
22
sam
Mythes fondateurs @ Musée Gallo-Romain, Lyon
Oct 22 2016 – Avr 2 2017 Journée entière
Mythes fondateurs @ Musée Gallo-Romain, Lyon | Lyon | Auvergne-Rhône-Alpes | France

Ouvert sur le monde et d’autres institutions, le musée de Saint-Romain-en-Gal accueille pour ses 20 ans l’exposition du Musée du Louvre « Mythes fondateurs :  d’Hercule à Dark Vador ».
L’exposition pose les questions des mythes et de leurs représentations dans toutes les cultures et civilisations, jusqu’aux cultures populaires et contemporaines.
A travers 70 œuvres environ, laissez-vous conter les cycles de la nature dans le monde grec, égyptien, ou dans les civilisations de l’Islam ; partez à la rencontre des héros mythologiques, comme Gilgamesh, Orphée, Hercule ou Icare, et observez comment les artistes de l’Antiquité ou de l’époque moderne les ont représentés… De Jean Cocteau à Star Wars, des mangas japonais à Fantômas, les mythologies de la culture populaire ne puisent-elles pas toujours dans le même répertoire d’histoires et de récits ?

  • Visite découverte de l’exposition les dimanches à 16h30 du 6 novembre au 2 avril.
  • Visite contée de l’exposition le 17 décembre et le 18 février à 15h30.
  • Possibilité de visites à la demande pour groupes constitués, se renseigner au 04 72 53 74 02.
Nov
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sam
Construire malin, construire romain : 7 matériaux pour un Empire @ Musée archéologique du Val-d'Oise, Guiry-en-Vexin (Île-de-France)
Nov 5 2016 – Sep 17 2017 Journée entière
Construire malin, construire romain : 7 matériaux pour un Empire @ Musée archéologique du Val-d'Oise, Guiry-en-Vexin (Île-de-France)

Les constructions monumentales romaines permettaient aux habitants de tout l’Empire de toucher du doigt sa puissance, d’écarquiller les yeux devant son faste.

Que ces monuments restent orgueilleusement debout après vingt siècles, ou que les archéologues n’en aient retrouvé que les pieds, tous regorgent de trouvailles constructives, d’astuces techniques, de procédés ingénieux. C’est au pied du mur qu’on voit à quel point le maçon romain était malin !

Le musée archéologique du Val-d’Oise, en liaison avec des sites de son département, de l’Oise et de l’Eure, ouvre les coulisses du monumental, révèle les dessous du grandiose. Il  part du début, du plus simple, des matériaux de construction, et montre comment le bâtisseur romain tire le meilleur des ressources locales ou résout habilement les problèmes du transport, comment il standardise opérations et produits pour allier rapidité et économie.

Au jeune public, l’exposition propose de mettre la main à la pâte et de s’y prendre comme un Romain. À vous de jouer.

Nov
18
ven
La Dolce Villa, vivre à la romaine dans les campagnes du nord de la Gaule
Nov 18 2016 – Mai 21 2017 Journée entière
La Dolce Villa, vivre à la romaine dans les campagnes du nord de la Gaule

Architecture et vie quotidienne des villas gallo-romaines pendant l’Antiquité. Une exposition du 18 novembre 2016 au 21 mai 2017

La bataille d’Alésia en 52 avant Jésus-Christ marquerait la fin brutale d’une civilisation gauloise, au profit d’une nouvelle culture romaine. Or, l’archéologie révèle une réalité bien plus nuancée. Les élites gauloises notamment adoptent progressivement un mode de vie « à la romaine » et le revendiquent dès cette époque tout en conservant et adaptant certaines traditions et techniques gauloises. Les villas gallo-romaines sont une des manifestations les plus spectaculaires de cette transformation. À la fois grandes exploitations agricoles et résidences de campagne parfois luxueuses elles reflètent l’identité de cette nouvelle classe politique.

ARCHÉA montre à travers cette exposition comment les élites du nord de la Gaule s’approprient dans leurs habitations les éléments du confort et du raffinement de la société romaine : décorations intérieures avec fresques et mosaïques, usage de l’eau dans les thermes privés, décorations extérieures avec les jardins d’agrément, mais aussi dans les objets du quotidien. Outre les nombreux objets archéologiques venus de toute l’Île-de-France et de la Picardie, l’exposition présentera des reconstitutions, des maquettes et des manipulations adaptées à toute la famille.

Exposition en partenariat avec le musée archéologique départemental du Val-d’Oise qui présente, du 5 novembre 2016 au 17 septembre 2017, l’exposition Construire malin, construire Romain, sept matériaux pour un empire.

Dossier de presse disponible en téléchargement ici :

Le  dossier pédagogique présente outre l’exposition, les pistes pédagogiques pour préparer sa visite ou la prolonger en classe, ainsi que les animations proposées aux scolaires pendant le temps de l’exposition. Vous pouvez le télécharger ici :

L’exposition est réalisée avec le concours du Service départemental d’archéologie du Val-d’Oise et du CNRS-ENS/AOROC (équipe Monde romain-architecture et décor), ainsi que de l’Association Française pour la Peinture Murale Antique (AFPMA) et le Centre d’Études des Peintures Murales Antiques (CEPMR). Elle bénéficie en outre des prêts du Musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, de l’association Jeunesse Préhistorique et Géologique de France, du Service archéologique interdépartemental Yvelines / Hauts-de-Seine, de l’INRAP et des services régionaux de l’archéologie d’Île-de-France et de Picardie, du musée d’Étampes et du musée de Picardie.

Déc
3
sam
Le Banquet de Marseille à Rome : Plaisirs et Jeux de Pouvoir @ Musée d'Archéologie Méditerranéenne
Déc 3 2016 – Juin 30 2017 Journée entière
Le Banquet de Marseille à Rome : Plaisirs et Jeux de Pouvoir @ Musée d'Archéologie Méditerranéenne

e Musée d’Archéologie Méditerranéenne est, plus que jamais, impliqué dans la diffusion de la connaissance du monde méditerranéen et des civilisations qui ont fortement impacté notre société actuelle. C’est le banquet, élément fédérateur dans la vie politique et privée antique, qui est cette année mis en lumière dans une salle rénovée et réouverte au public afin de pouvoir accueillir cet événement. Grâce à l’incroyable découverte en 2009, ayant mis au jour la salle de banquet tournante de Néron, la fameuse phrase de Suétone, a pris tout son sens :
« Cette salle était ronde et tournait jour et nuit en imitant le mouvement de la Terre »
Suétone, Vie des Douze César, Livre VI

Mais si Rome a livré cette fameuse architecture, Marseille (Massalia) n’est pas en reste, et ce n’est pas moins de trois salles de banquet qui ont été mises au jour ces quinze dernières années dans le centre historique de la cité. En croisant ces découvertes, l’exposition se décline en trois parties :
– Les salles de banquet massaliètes ;
– La vaisselle de banquet ;
– Le banquet romain et l’évocation de la fameuse machina neronis.

Cette exposition a pour objectif de montrer l’importance du symposion et de reconstituer le déroulement d’un banquet antique : des mets et des boissons consommés, du rôle attribué aux « banqueteurs », ainsi que les activités pratiquées (de l’art de la rhétorique aux jeux érotiques). Le musée d’Archéologie méditerranéenne offre la possibilité au public d’apprécier et d’entre-apercevoir la vie quotidienne des aristocrates lors des banquets privés domestiques, les obligations communautaires du banquet divin jusqu’à la démonstration de pouvoir et la démesure des banquets impériaux romains.
Une reconstitution virtuelle en 3D (mapping) évoque le déroulement d’un banquet antique. Des sons, de la musique, des jeux et des discussions donnent vie à cette restitution pédagogique.

Les réserves du Musée d’Archéologie Méditerranéenne abritent une collection riche et importante d’objets qui sont largement exploités ici. La coupelle, l’œnochoé, l’olpé, l’amphore à vin, le psykter, le plemochoè, le canthare, le skyphos, le rython et la kylix sont mis en valeur et enrichis par un important prêt que nous consent le musée d’Art Classique de Mougins. Sont également prêteurs pour cette exposition le Musée d’Histoire de Marseille, le Musée des Docks romains et le DRASSM.

Fév
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Donnant Donnant, voeux & dons aux Dieux en Gaule romaine @ Forum Antique Bavay
Fév 2 – Juil 29 Journée entière
Donnant Donnant, voeux & dons aux Dieux en Gaule romaine @ Forum Antique Bavay | Bavay | France

Les dons permettaient aux hommes et aux dieux d’entrer en contact. En bronze, en bois, en terre cuite ou en pierre, les objets miniaturisés et les figurines ou plaquettes représentant des parties du corps humain étaient créés spécialement pour être offerts aux dieux.

Les ex-voto anatomiques (de votum qui signifie vœu en latin) étaient monnaie courante. Face aux accidents de la vie (maladie, stérilité, etc.) les dons étaient considérés comme faisant partie d’une sorte de contrat passé entre les hommes et les dieux?: en implorant la divinité, on lui faisait la promesse d’une offrande si le vœu était exaucé.

Exposition conçue par le musée romain de Nyon (Suisse) et réalisée en coproduction avec le Musée archéologique de Dijon.

Fév
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« Taupe Niveau » @ Espace gallo-romain, Ath (Belgique)
Fév 24 – Nov 24 Journée entière
"Taupe Niveau" @ Espace gallo-romain, Ath (Belgique) | Ath | Wallonie | Belgique

Muni d’une torche, partez à l’aventure dans un labyrinthe de galeries obscures….

L’exposition « Taupe niveau » vous fait voyager dans l’habitat de ce petit animal familier.  Muni d’une torche, partez à l’aventure dans un labyrinthe de galeries obscures….  Vous y trouverez des secrets enfouis… mais aussi des vestiges archéologiques d’époques variées !

Ce périple souterrain nourrit la curiosité : Pourquoi faut-il préserver les vestiges archéologiques et les fouiller soigneusement ? Quelles histoires peuvent-ils raconter ?

Les restes enfouis sont précieux, ils composent des archives uniques et fragiles, pas toujours faciles à déchiffrer. L’archéologie consiste à mener l’enquête. Lors de travaux urbanistiques ou architecturaux, l’archéologie permet de sonder le sol pour y retrouver les traces du passé menacées de disparition. L’archéologue met au jour, nettoie, dessine et prélève ces indices pour comprendre et transmettre leur histoire.

Bien mieux que les documents écrits, les vestiges archéologiques racontent le quotidien et les gens. Ils parlent de leur façon de vivre, de travailler, de se nourrir, de s’habiller, mais aussi de leur communauté, de leurs coutumes et de leurs croyances.

En sauvegardant les souvenirs conservés dans le sol, l’archéologie contribue à écrire l’histoire commune. Et souvent, en plus, elle procure des émotions…

Visites guidées : chaque 3e dimanche du mois : 19 mars, 16 avril, 21 mai, 18 juin, 16 juillet, 20 août, 17 septembre, 15 octobre & 19 novembre, à 15 h, (adulte 8 €/ enfant 7 €).

Horaire et droit d’entrée : voir les informations pratiques.

Le catalogue de l’exposition est disponible à la boutique au prix de 5 €.

Consulter

et l’album photos

L’exposition a été créée par le Musée romain Lausanne Vidy

D’Antigone à Marianne, Rêves et réalités de la République @ Palais des Beaux-Arts, Paris
Fév 24 – Avr 20 Journée entière
D’Antigone à Marianne, Rêves et réalités de la République @ Palais des Beaux-Arts, Paris | Paris | Île-de-France | France

D’Antigone à Marianne
Rêves et réalités de la République dans les collections des Beaux-Arts de Paris

Expositions du 24 février au 20 avril 2017
Palais des Beaux-Arts, Quai Malaquais
Ouvert du mardi au dimanche, de 13h à 19h

Présentation
par Emmanel Schwartz, commissaire

Une histoire de la pensée républicaine aux Beaux-Arts, des sujets antiques aux images modernes.

Les grands combats qui définirent la République française sont reflétés par les styles et les courants artistiques que les maîtres et les élèves de l’École des beaux-arts ont privilégiés : le néoclassicisme davidien puis le réalisme ont servi tour à tour le nationalisme révolutionnaire, le socialisme fouriériste, l’engagement social, ouvrier et paysan… Tous sont représentés dans les collections de l’École des beaux-arts.

L’exposition met en valeur les artistes de l’École qui ont marqué leurs oeuvres de pensée républicaine, de 1789 à 1939, à travers trois républiques et quatre moments révolutionnaires. Jules Dalou, par exemple, incarne à jamais, par sa vie et son oeuvre, l’engagement républicain de l’artiste dans les périodes décisives de la démocratie française. Mais la place d’honneur revient à David d’Angers, maire républicain du quartier sous la seconde république, éternel révolté contre les rois et les empereurs, exilé par Napoléon III, comme Victor Hugo : il laissa, sous la forme de portraits en médaillons, une galerie des enfants du siècle, acteurs ou victimes de l’idéal républicain.

L’École anticipa sur bien des points les principes politiques et pédagogiques de la République française moderne. L’idée même d’instruction publique, gratuite et laïque était en germe sous la Révolution : elle trouve son application dans le système des concours anonymes et des bourses, qui offrirent à des artistes pauvres des carrières prestigieuses.

Elle s’appuie aussi sur la création de collections muséales à vocation pédagogique – l’École a hérité d’une partie du Musée des monuments français, créé par la Révolution, qui l’a enrichie de multiples donations.

Après la Révolution, l’École systématisa, dans les concours scolaires, l’étude de sujets traitant des républiques romaine et athénienne, complétée par la référence gauloise. Même au temps de la restauration des Bourbons, de la monarchie de Juillet et du second Empire, à plus forte raison lors des révolutions, en 1830, entre 1848 et 1851, les sujets des concours privilégiaient les grands noms, martyrs ou tyrannicides, des républiques antiques, qui enseignent aux temps modernes le culte de la Vertu et la haine de la tyrannie : l’assassinat de César par Brutus, les suicides de Caton et de Démosthène, et surtout la noblesse tragique d’Antigone, l’héroïne de Sophocle, combattant le pouvoir injuste de la Cité.

Les travaux des anciens élèves ont peuplé Paris et la France de bâtiments et d’allégories voués à la République. Les grands concours pour la figure de la République, organisés dans l’École en 1848, 1878, 1880, fixèrent le portrait d’une Marianne, avec ou sans bonnet phrygien, selon l’audace des jurys.

Au total, ce sont environ deux cents oeuvres qui seront présentées, de toute nature et d’origine très variée : peintures, dessins, gravures, sculptures, médailles, études scolaires, projets d’architecture, oeuvres muséales, photographies anciennes des grands événements historiques…

Emmanuel Schwartz, conservateur des peintures et sculptures aux Beaux-Arts de Paris
L’exposition :

Contexte culturel, social et historique D’Antigone à Marianne, comme l’indique le titre de l’exposition présentée aux Beaux-Arts dans le cadre de son bicentenaire, retrace l’histoire de l’émergence de l’idée républicaine et sa représentation à l’École des Beaux-Arts en convoquant des figures tutélaires antiques et modernes.

Les témoins de la résurgence et de la reconquête de ce modèle politique au soir de la Révolution française, sont tout autant les hommes et leurs actions (Louis David, Alexandre Lenoir, Ingres, Victor Schoelcher, David d’Angers et l’ensemble des contemporains dont il a dressé le portrait) que les oeuvres elles-mêmes, éloquentes par leurs sujets, leur style et leurs sources d’inspiration.

Les références à la Grèce antique et à Rome, l’héritage des Lumières et la Révolution française sont dans tous les esprits et forment le substrat historique, social et culturel des hommes du XiXe siècle, quels que soient leur origine sociale ou les courants de pensée auxquels ils adhèrent.

Les élèves l’École des Beaux-Arts et leurs maîtres partagent une même culture de l’Antique, l’éducation étant basée sur la connaissance de l’histoire de la Grèce et de Rome, considérées comme le berceau de la civilisation occidentale, et servant de modèle artistique tant en architecture et en sculpture, que pour les sujets de peinture.

Chacun connaît les faits et geste de tel héros, roi ou tyran, sauveur ou traître, homme politique ou philosophe et le répertoire historique auquel puisent les artistes, abonde de personnages mythiques ou réels.

À cette culture de l’antique se mêle l’histoire nationale ancienne ou récente, celle de la Gaule comme celle l’ancien régime et de la période révolutionnaire. Elles nourrissent ensemble des idéaux politiques souvent contrastés et des partis pris tranchés : la vie de tout un chacun est marquée par les soubresauts de la vie politique qui traversent l’époque.

De la convention à la fin du 1er Empire, de la Monarchie de juillet à la Commune, les turbulences politiques incessantes du XiXe siècle ne parviennent pas à éteindre l’aspiration à ce nouvel idéal qu’est la République. Cette pensée républicaine va progressivement s’ancrer, y compris de manière souterraine, jusqu’à la proclamation de la 3e République en 1870 et au-delà. C’est sans doute cette 3e République qui en illustre le mieux les avancées concrètes, grâce à l’instauration de l’école publique obligatoire en 1881, mais aussi la liberté d’expression et d’opinion et la représentation du monde ouvrier par le syndicalisme.

L’École des Beaux-Arts épousa les mouvements du siècle et produisit tôt cet esprit républicain basé sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui ne devait plus la quitter.

L’exposition met en valeur les artistes de l’École qui ont marqué leurs oeuvres de cette pensée républicaine de 1789 à 1939, et rassemble près deux cent pièces et documents témoignant des hésitations de l’histoire tout autant que de l’engagement passionné des hommes qui firent advenir ce régime profondément égalitaire.

D’une république, l’autre : parcours thématique L’exposition de la salle Foch, au premier étage du Palais des Beaux-Arts, est organisée en sections thématiques qui décrivent la genèse et la progression de l’idée républicaine dans les arts français, dans ses interprétations les plus variées.

La Grèce, Rome et la Gaule

Source d’inspiration à la fois esthétique et morale, les récits antiques symbolisent la résistance à l’oppression qui devient un thème privilégié en art. Bien qu’académiques, ces sujets portent en germe l’idée républicaine. Le personnage tragique d’Antigone, qui se dresse contre le pouvoir injuste de la cité, incarne avec la plus noble grandeur la leçon antique.

Sections thématiques :

– Le modèle de la démocratie athénienne

– Le modèle de la République romaine

– Tyrans, dictateurs, martyrs

– La nation gauloise

Les grands moments de la République en France reflétés dans les arts

Les républiques successives rythment les évènements, les grandes illusions, les grandes réalisations. Qu’elles aient enflammé la passion des étudiants et des artistes n’a rien d’étonnant. L’histoire de l’enseignement à l’École des Beaux-Arts les suit et laisse des marques privilégiées de ces étapes. Du Musée des Monument français, révolutionnaire et laïque (devenu Musée de l’École des Beaux-Arts en 1817) aux statues ornant la place de la République et de la Nation, le XiXe siècle est celui qui rendit l’art au peuple et sa liberté aux artistes.

Sections thématiques :

– La première République : le musée des monuments français

– Napoléon : du Consulat à l’Empire

– La deuxième République autour du personnage de David d’Angers

– Les fouriéristes (livre de Milliet)

– Les célébrations de la 3e République

La République au pouvoir

La vie des artistes progresse au fil des transformations sociales : la relation des artistes à la cité ; l’école du peuple ; la condition rivale des peintres et des sculpteurs ; les architectes de l’utopie révolutionnaire ;
l’influence des artistes français à l’étranger ; la place des femmes… sont autant de facettes de l’esprit républicain appliqué aux arts.

Sections thématiques :

– La Cité (dessins d’architecture)

– La promotion sociale : l’exemple des sculpteurs valenciennois

– Ouvriers et paysans, la naissance d’un réalisme socialou poétique/

populiste

– Formes du nationalisme français

-La première grande école ouverte aux femmes

Autour de l’exposition

Journée d’étude :

« Esthétique et République » avec Olivier Christin, directeur du CEDRE (Centre européen d’études républicaines), le 16 mars 2017.

Catalogue :

D’Antigone à Marianne
Rêves et réalités de la République dans les collections

Textes d’Emmanuel Schwartz, conservateur des peintures et des sculptures aux Beaux-Arts de Paris, d’Olivier Christin et Anne Verjus.

Broché, 195 x 260, 152 pages, 30€

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