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Les Cahiers Science & Vie #173 – La sexualité : 5000 ans d’interdits et de transgression


Magazines
Date de sortie : 18 octobre 2017
Public : lycéens, tout public    Langue : français
Editeur : Science & Vie (Mondadori France)
Site de l'éditeur.

On ne badine pas avec le sexe

Il n’est guère d’activité ni de préoccupation plus atemporelles ni plus universelles que le sexe. Il est mis en scène dès l’aube, réelle ou fantasmée, de l’humanité. Ainsi les représentations sexuelles comptent-elles parmi les plus anciennes figurations de l’art pariétal, tandis que, quelques milliers d’années plus tard, Platon fait de l’amour l’un des mythes fondateurs de la civilisation : coupés en deux par Zeus, hommes et femmes seraient depuis voués à chercher leur moitié perdue. À l’autre bout de l’échelle temporelle, c’est encore et toujours le sexe qui est au cœur des préoccupations de la psyché contemporaine et en tête des quelque trois milliards de requêtes quotidiennes formulées sur Google.

Rien de plus naturel ? Rien de plus construit au contraire… Depuis que l’humanité a échappé aux stricts impératifs biologiques qui dictent les ébats des autres espèces, nous n’avons eu de cesse de penser, d’encadrer et de corseter par de multiples tabous et interdits l’activité sexuelle. De les enfreindre aussi, car l’histoire de ces contraintes est aussi celle de leurs transgressions. Dans ce long récit charnel, quelques constantes, comme la cohorte des filles de joie qui vendent leurs appâts dans toutes les sociétés, ou les multiples recettes contraceptives (toujours féminines) qui témoignent d’un souci permanent de contrôler la procréation. Mais surtout une palette infinie de variations qui reflètent les valeurs, les peurs, les fantasmes et les aspirations de chaque époque et de chaque sexe.

Des frontières mouvantes qui ont parfois des allures de grands écarts. Ainsi les Grecs et les Romains ne distinguaient-ils pas homosexualité et hétérosexualité, tandis que l’inceste, ce tabou qui passe pour immémorial, connut-il de multiples entorses. C’est peu dire que la chambre à coucher, ce refuge de l’intime, fut et demeure un objet social de premier plan, et que les petits secrets d’alcôve constituent un formidable miroir de la grande histoire.

Sommaire disponible sur le site de l’éditeur.



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A propos Thomas Frétard

Thomas Frétard

Enseignant de Lettres classiques dans l’académie d’Orléans-Tours.

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