Accueil » Actualités » Actualités des LCA » Le latin, le grec & Person of Interest

Le latin, le grec & Person of Interest

Nota Bene : Cet article fait partie de notre dossier "latin, grec ancien et références antiques dans les séries télé"

Person of Interest est une série télévisée américaine en 103 épisodes, répartis en 5 saisons, créée par Jonathan Nolan et produite par J. J. Abrams, diffusée à partir de 2011. En France, on a pu la voir sur TF1.

La série : John Reese, un ex-agent paramilitaire de la Central Intelligence Agency présumé mort, est engagé par le mystérieux milliardaire Harold Finch. Dans le passé, ce dernier a conçu un système de surveillance de masse pour le gouvernement voulant éviter un nouveau 11 septembre. Le système est capable de prédire les actes terroristes dans le monde, en s’appuyant sur de nombreuses données comme les enregistrements des caméras de surveillance et des appels téléphoniques, ou les antécédents judiciaires.

Considérant qu’il avait donné au gouvernement un outil au pouvoir immense et inimaginable, Finch s’est bâti une porte dérobée qui lui permet d’accéder au système par précaution.

Cependant, la Machine repère aussi les crimes entre citoyens ordinaires considérés comme mineurs par le gouvernement. Les autorités ayant décidé de ne pas tenir compte de ces données, Finch reçoit chaque jour les numéros de sécurité sociale des personnes impliquées à New York ou dans ses environs. C’est avec l’aide de Reese qu’il va tenter de retrouver ces « Persons of Interest » (« Personnes d’intérêt ») et de découvrir si elles ont le rôle de victime ou de coupable dans l’affaire concernée.

Quelques phrases / mots en latin ou en grec se sont glissés dans la série :

– dans les titres (en version originale) :
episode 1.04 : « Cura Te Ipsum »
Cura te ipsum est une expression latine qui peut se traduire par « guéris-toi toi-même ». Le but est de rappeler aux médecins de prendre soin d’eux-même avant de soigner leurs patients. Il a été dit par Jésus à son disciple Luc (Luc 4, 23), qui était lui-même médecin.

Cet épisode met en lumière le dilemme du Dr Tillman, liée par le serment d’Hippocrate pour savoir si elle a vraiment le droit de vie et de mort sur Benton. En la persuadant de ne pas le tuer, Reese montre qu’il y a une alternative à la mort auquel il est pourtant formé.

En savoir plus sur cet épisode : http://fan-of-interest.e-monsite.com/pages/episodes/saison-1/04-cura-te-ipsum.html#kSUfpvv05EO5hBg5.99

episode 2.17 : « Proteus »
episode 2.20 : « In Extremis »
épisode 3.06 : « MORS PRAEMATURA »
épisode 3.11 : « Lethe »
épisode 3.12 : « Aletheia »
épisode 3.23 « Deux ex Machina »
épisode 4.01 : « Panopticon »
épisode 4.02 : « Nautilus »
épisode 4.20 « Terra Incognita »
épisode 5.11 : « Synecdoche »

– le dialogue final de l’épisode 3.23 fait référence à la Boîte de Pandore :

« The Machine and I couldn’t save the world. We had to settle for protecting the seven people who might be able to take it back, so we gave Samaritan a blind spot: seven key servers, that hard-codes it to ignore seven carefully crafted new identities. When the whole world is watched, filed, indexed, numbered, the only way to disappear is to appear, hiding our true identities inside a seemingly ordinary life. You’re not a free man anymore, Harold. You’re just a number. We have to become these people now, and if we don’t, they’ll find us, and they’ll kill us. I’m sorry, Harold. I know it’s not enough. A lot of people are gonna die, people who might’ve been able to help. Everything is changing. I don’t know if it’ll get better, but it’s going to get worse. But the Machine asked me to tell you something before we part. You once told John the whole point of Pandora’s Box is that once you’ve opened it, you can’t close it again. She wanted me to remind you of how this story ends. When everything is over, when the worst has happened, there’s still one thing left in Pandora’s Box: hope. »

« La Machine et moi ne pouvions plus sauver le monde. Nous devions nous contenter de sauver les sept personnes qui pourraient un jour inverser la donne. Alors nous avons généré un angle mort dans Samaritain. Sept serveurs qui génèrent du codage en dur pour ignorer sept nouvelles identités soigneusement créées. Si chacun d’entre nous est observé, classé, numéroté, le seul moyen de disparaître est de se montrer, non pas tel que nous sommes, mais dissimulé derrière une vie en apparence ordinaire. Vous n’êtes plus un homme libre, Harold. Vous êtes un simple numéro. Nous devons devenir ces gens ordinaires, sans quoi, ils nous retrouveront, et ils nous tueront. Je regrette Harold. Je sais que c’est trop peu. Des tas de personnes vont mourir, des personnes qui auraient peut-être pu nous aider. Nous vivons un bouleversement. J’ignore si tout ça finira par s’arranger… mais des jours sombres nous attendent.
La Machine m’a demandée de vous transmettre un message avant que nous nous séparions. Vous avez dit un jour à John que le principe même de la Boîte de Pandore, c’était qu’une fois ouverte, il était impossible de la refermer. Elle a tenu à ce que je vous rappelle comment se termine le mythe. Quand tout est fini, que les pire maux se sont répandus sur la Terre, il reste tout même une dernière chose dans la boîte, l’Espérance. »

– dans l’épisode 09 de la saison 4, on peut entendre deux phrases latines :

« As the Romans said, ‘Morior Invictus.' » (Scarface)

« Comme les Romains disaient « Morior Invictus.' »(Scarface)

« Invictus Maneo. » (Elias)

 » Je reste invaincu .  » (Elias)

(merci à Chris Knight pour ce repérage)

A propos Marjorie Lévêque

Professeur de langues anciennes dans l’Académie de Lille. Grande amatrice de bandes dessinées.

Laisser un commentaire