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ESSAI • L’argent des autres : histoire de la caution à Rome

Essais & Anthologies  
Date de sortie : 31/05/2015
Auteur : Chemain, Jean-François
Editeur : Via Romana
Nombre de pages : 13,5 x 20,5 cm | 489 p.

Cet ouvrage est issu d’une thèse soutenue à Paris IV en 2012 sous le titre : « Le cautionnement dans le monde romain du IIe siècle avant J.-C. au Ier siècle après J.-C. ».

« Le droit, les historiens de Rome en parlent beaucoup, mais peu le connaissent vraiment, surtout quand il s’agit du droit privé. Pourtant, les indifférents ont grand tort, car ils trouveraient dans cette discipline beaucoup d’informations sur la société. Il y a plus. Un des mérites de Jean-François Chemain est de montrer que cette discipline peut aussi éclairer les lecteurs sur la politique et sur la vie économique.

On sait que la caution est une garantie que donne un homme riche : il s’engage à rembourser le prêt accordé à plus pauvre que lui, au cas où ce dernier serait défaillant. Ce que montre L’argent des autres, c’est que cette pratique était courante et qu’elle avait des implications multiples. Pour comprendre cette situation et sa complexité, il nous fait traverser un dédale de lois : leges Publilia, Appuleia, Furia, Cicereia et Cornelia. En ce qui concerne l’histoire sociale, nous voyons que celui qui se porte caution peut être un parent, un ami, ou encore le patron dans le cas où le bénéficiaire est tenu par des liens de clientèle. C’est ainsi que Cicéron a manifesté sa bienveillance à l’égard de son cercle d’intimes et d’obligés. Mais on trouve aussi l’austère Caton d’Utique, qui lui aussi n’était pas sans relations, et en politique le riche Crassus qui s’est porté garant pour le “pauvre” César. En bon historien, Jean-François Chemain respecte la chronologie : après la fin de la République apparaît la fideiussio. On donne ce nom à la forme la plus large de garantie personnelle ; elle se traduit par un acte oral fondé sur la fides, c’est-à-dire sur la valeur morale la plus absolue des Romains, la loyauté.

Un autre point paraît devoir être mis en valeur : les modernes s’extasient volontiers devant l’urbanisation des anciens. Sait-on que ce phénomène a été rendu possible en partie grâce à la pratique du cautionnement ?

Pour nous conduire à travers ce dédale, il faut un guide expérimenté et formé au droit privé et à l’histoire. Jean-François Chemain remplit ces conditions. »

Yann Le Bohec

Pour en savoir plus, consultez le site de l’éditeur.

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A propos Thomas Frétard

Thomas Frétard
Enseignant de Lettres classiques dans l'académie d'Orléans-Tours. Doctorant rattaché au laboratoire CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales) de l'université Paul-Valéry Montpellier 3

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