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Horace, Ode, 2.14 (mètre : strophe alcaïque)


Classement : Texte latin en lecture restituée
Nous présentons ici les travaux d’enregistrements sonores de poésie latine de Vojin Nedeljkovic.
En effet, le site Viva Voce sur lequel était présenté ce travail n’est aujourd’hui plus accessible : http://dekart.f.bg.ac.yu/~vnedeljk/VV/index.html
Vojin Nedeljkovic lis les textes latins en marquant les longueurs des syllabes et les syllabes accentuées : une véritable redécouverte de la poésie antique.
Horace, Ode, 2.14 (mètre : strophe alcaïque)
Eheu fugaces, Postume, Postume,
labuntur anni, nec pietas moram
rugis et instanti senectae
afferet indomitaeque morti,
non si trecenis, quotquot eunt dies,
amice, places illacrimabilem
Plutona tauris, qui ter amplum
Geryonen Tityonque tristi
compescit unda, scilicet omnibus,
quicumque terrae munere vescimur,
enaviganda, sive reges
sive inopes erimus coloni.
Frustra cruento Marte carebimus
fractisque rauci fluctibus Hadriae,
frustra per autumnos nocentem
corporibus metuemus Austrum :
visendus ater flumine languido
Cocytos errans, et Danai genus
infame, damnatusque longi
Sisyphus Aeolides laboris.
Linquenda tellus et domus et placens
uxor, neque harum quas colis arborum
te praeter invisas cupressos
ulla brevem dominum sequetur.
Absumet heres Caecuba dignior
servata centum clavibus, et mero
tinguet pavimentum superbo,
pontificum potiore cenis.
Traduction :

Hélas! Postumus, Postumus, elles fuient, les rapides années, et la piété ne retarde ni les rides, ni la proche vieillesse, ni la mort indomptée. Non! quand tu supplierais, ami, de jour en jour, par de triples hécatombes, Pluto qui n’a point de larmes, qui étreint trois fois le vaste Géryon et Tityos de l’eau funèbre Que nous traverserons tous, nous qui sommes nourris par les dons de la terre, rois ou pauvres colons; Nous fuirons en vain Mars sanglant et les flots écumeux de la rauque Hadria; en vain nous redouterons l’Auster funeste pendant l’automne: Nous verrons le noir Cocytus qui traîne, errant, son cours languissant, et l’infâme race de Danaüs et l’Aeolide Sisyphus condamné au labeur éternel. Tu quitteras la terre, et ta demeure, et l’épouse que tu aimes; et, de ces arbres que tu cultives, hors l’odieux cyprès, nul ne suivra son maître peu durable. Un héritier plus digne épuisera ce Caecubium gardé par cent clefs, et il rougira ton pavé superbe de ce vin fait pour les festins des Pontifes.

 

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