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MAGAZINE • Rome : une civilisation qui se pensait éternelle – Dossier pour la science #88

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Date de sortie : juillet-septembre 2015
Editeur : Dossier pour la science

Ce Dossier Pour la Science se penche sur Rome, la civilisation qui se croyait éternelle. L’Empire romain a connu âge d’or, mais il reposait sur un équilibre précaire, fragilisé par les inégalités. Deux Rome coexistaient : l’une d’une richesse parfois indécente, l’autre aux revenus à peine suffisants pour survivre. Et l’Empire n’a pas résisté aux assauts, entre autres, des barbares et des épidémies. Pour assurer notre avenir, regardons vers le passé et lisons ce numéro : nous avons peut-être des leçons à tirer de la chute de Rome..

Le dossier principal réunit les articles suivants, d’après le site de l’éditeur :

  • Baia, le Saint-Tropez de l’Antiquité

Une petite ville du golfe de Naples fut la première des grandes stations thermales d’Europe. Même les empereurs romains venaient mener une vie oisive dans cette villégiature de luxe.

  • Chauds Latins

Les Romains, que l’on associe facilement aux orgies débridées, étaient aussi pudiques : ils plaçaient la vertu civique et familiale au-dessus des voluptés de la chair. C’était avant que la civilisation judéo-chrétienne n’impose ses tabous. En matière de plaisirs charnels, les idées des Romains semblent bien éloignés des nôtres. Démonstration avec quelques objets.

  • Commerçants et artisans de Pompéi

Pompéi fourmillait de nombreux artisans aux spécialités variées. Des fouilles ont révélé leurs techniques et l’ampleur de leurs productions : beaucoup de ces travailleurs étaient modestes, mais d’autres étaient à la tête de petites entreprises prospères. Quelle était leur place dans la cité ? Quels liens entretenaient-ils avec l’aristocratie foncière et les élites ?

  • Des sexes malades et des dieux

Au Ier siècle, dans un temple dédié, les dieux romains étaient invoqués pour soigner les organes génitaux déformés par la maladie. Des centaines de sculptures à l’effigie des patients en témoignent : ces objets étaient l’expression d’un vœu de guérison.

  • Du vin pour tous

Puissants ou misérables, tous les Romains buvaient du vin. Les élites se régalaient de millésimes exceptionnels, la plèbe et les esclaves s’enivraient du tout-venant pour oublier leur condition. Grâce aux témoignages de l’époque, nous avons redonné vie aux vins romains. À votre santé !

  • L’omniprésente prostitution

La prostitution était présente partout dans les villes romaines. Bon marché, mais pratiqués dans des conditions sordides, les services sexuels complétaient souvent l’offre des auberges et des restaurants de la ville. Bienvenue dans un monde de débauche !

  • Le verre, reflet d’une époque

Pour les Romains, le verre était d’abord une matière précieuse que l’on importait d’Orient. Puis, après l’invention du soufflage et l’introduction des techniques de production, il est devenu un matériau courant. La variété et la qualité de la verrerie en ont pâti.

  • Les fortunes de la roue… à eau

L’innovation peut-elle se propager dans un monde sans média ? Les techniques peuvent-elles s’améliorer dans une société où d’innombrables esclaves constituent une main-d’œuvre bon marché ? Contre toute attente, la réponse est à chaque fois oui. Le cas des moulins à eau dans l’Empire romain le prouve.

  • Les murs murmurent

Les murs antiques ont gardé les traces ténues de la vie quotidienne des Romains. Simples graffitis ou peintures soignées, ces témoignages spontanés parlent d’amour, de sexe, de commerce, des dieux, de chasse… Merci au musée romain de Lausanne-Vidy, organisateur de l’exposition Les murs murmurent. Catalogue à voir ici : http://bit.ly/PLS-Murs

  • Pompéi en 3D

Le projet Digital Pompéi associe Microsoft, l’Inria ainsi que les start-up Iconem et Cintoo3D. L’objectif est un modèle tridimensionnel intégral de la ville.
Il aidera à la conception d’abord d’un outil de gestion du site,
puis d’une application de visite virtuelle interactive pour le grand public.

  • Rome et l’histoire du monde

Dans la reconstitution de l’Antiquité, les sources écrites sont aujourd’hui contrebalancées par les vestiges archéologiques. Ils révèlent une autre histoire des Romains, dans son ensemble mais aussi dans ses détails. Il est donc urgent de sauver les sites de fouilles, en Europe et surtout au Moyen-Orient.

  • Rome, combien de divisions ?

Les Romains étaient-ils 4 ou 15 millions à la fin du Ier siècle avant notre ère ? Vivaient-ils en majorité en Italie ou bien dans les provinces ? La population a-t-elle augmenté ou diminué ? Des réponses à ces questions en dépend une autre plus essentielle : l’économie romaine était-elle en bonne santé ?

  • Rome, ville ouverte… aux épidémies

La cité antique, surpeuplée, affronta des épidémies dévastatrices qui décimèrent sa population. Ces épisodes ont-ils causé la chute de l’Empire ? On l’ignore, mais une visite dans les catacombes révèle comment était géré l’afflux de cadavres en grand nombre.

  • Un empire d’inégalités

Riches ou pauvres, esclaves ou libres, citoyens ou non… Du Ier siècle avant notre ère au IIe siècle, l’Empire romain était traversé de nombreuses lignes de fracture. Une élite a longtemps accaparé les richesses et les pouvoirs politiques. Elle était également au cœur de réseaux clientélistes.

  • Une balance commerciale romaine déséquilibrée

L’Empire romain était marqué par des zones où le commerce florissait et d’autres qui restaient à l’écart des grands flux de marchandises. L’essentiel des échanges extérieurs se faisait avec l’Inde où l’on dépensait sans compter. Au risque de fragiliser l’économie impériale ?

  • Une collection d’art impériale recollée

L’empereur Tibère disposait d’une somptueuse villa à Sperlonga, en bord de mer. Dans une grotte du domaine, de magnifiques sculptures en marbre représentaient les exploits d’Ulysse. Réduites en milliers de fragments par des moines, elles ont été reconstruites par des archéologues : histoire d’un gigantesque puzzle.

  • Une économie aux pieds d’argile

L’économie romaine a longtemps été vue comme figée, paralysée par des normes sociales strictes. Pourtant, l’archéologie révèle qu’elle a été florissante pendant au moins quelques siècles. Mais cet âge d’or reposait sur un équilibre précaire qui s’est effondré avec l’arrivée de graves épidémies.

  • Une éducation bien trop élitiste

À Rome et dans les provinces de l’Empire, l’éducation était réservée aux plus aisés. Les classes populaires n’y avaient pas droit. Certains ont vu là une fragilité qui aurait participé à la chute de la civilisation romaine.

Le site de l’éditeur permet de consulter gratuitement certains articles.

dossier pour la science

A propos Thomas Frétard

Thomas Frétard
Enseignant de Lettres classiques dans l'académie d'Orléans-Tours. Doctorant rattaché au laboratoire CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales) de l'université Paul-Valéry Montpellier 3

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