Accueil » Agenda

Agenda

Les manifestations & expositions autour du monde antique que nous avons repérées :

Avr
8
sam
C’EST DU PROPRE ! Hygiène et cosmétique à l’époque romaine @ Musée Romain de Vallon
Avr 8 2017 – Fév 25 2018 Journée entière
C’EST DU  PROPRE  ! Hygiène et cosmétique  à l’époque romaine @  Musée Romain de Vallon | Vallon | Fribourg | Suisse

En se penchant sur les thèmes de l’hygiène, de la propreté et des soins du corps, la nouvelle exposition thématique du Musée romain de Vallon, « C’est du propre ! », propose une fois encore un aperçu de la vie quotidienne d’il y a 2’000 ans.

Point de départ, la villa de Vallon avec un bref rappel de ses vestiges et de ses trouvailles : bains chauds, petits accessoires de toilette et de maquillage. Une poignée d’indices qui révèlent l’attention accordée aux soins de la personne.
On connaît bien l’omniprésence des thermes romains dans les villes, les bourgades et les résidences de campagne, mais cette abondance de bains publics et privés est-elle suffisante pour conclure à la propreté des anciens Romains ? On se doit de nuancer…
Les bains antiques avec leur alternance de chaud-froid-tiède et d’espaces de détente et de rencontre, sont avant tout des lieux de bien-être et de loisir, de sociabilité également. Certes, on va aux thermes pour « prendre un bain » et pour en ressortir propre et soigné puisque les lieux proposent des services proches de ceux des centres wellness d’aujourd’hui : massages, soins, épilation, maquillage, activités sportives, etc.
On connaît également les nombreux objets en lien avec les soins du corps, que les fouilles archéologiques livrent souvent : les épingles à cheveux, les miroirs, les peignes, les rasoirs, les pinces à épiler, les tablettes à fards, les flacons à onguents et les vases à parfums… Et encore : les cure-oreilles et les sondes auriculaires, les sondes-spatules et les sondes-cuillères aux noms savants de « spathomèles » et de « cyathiscomèles », autant d’instruments que se partagent les trousses de toilette et celles de médecins.
Toutefois, même si les indices sont nombreux – et les trouvailles archéologiques de nos régions montrent bien une assimilation des us et coutumes romains –, encore faut-il savoir interpréter ces objets et ces vestiges. C’est ce que veut articuler l’exposition, en montrant les étapes de la toilette personnelle, voire de la coquetterie, illustrées par les objets régionaux et éclairées par les sources écrites.
Les textes antiques nous apprennent que l’on se rince le visage et les dents le matin en se levant, alors que l’après-midi, aux bains, on se frotte pour bien se nettoyer. De plus, les hommes aussi bien que les femmes doivent prendre soin de leur personne. Les recommandations sont claires et précises : « qu’une coupe maladroite n’enlaidisse pas et ne hérisse pas ta chevelure ; que tes cheveux, que ta barbe soient taillés par une main experte, que tes ongles soient bien coupés et propres, qu’aucun poil ne se dresse dans les narines ; qu’une haleine désagréable ne sorte pas d’une bouche malodorante, et que l’odeur du mâle, père du troupeau, ne blesse pas les narines » (Ovide, L’art d’aimer, I, 517-522). Alors qu’il est vivement conseillé aux filles de faire en sorte que leurs aisselles ne sentent pas la transpiration, que leurs jambes soient épilées et que leur coiffure ne soit pas négligée. Car « la beauté est un présent des dieux ; mais combien peu de femmes peuvent s’enorgueillir de leur beauté ! La plupart d’entre vous n’ont pas reçu du Ciel cette faveur. Les soins de la parure vous embelliront ; mais, faute de soins, le plus beau visage perd tout son éclat… » (Ovide, L’art d’aimer, III, 103-105).
Les chevelures bénéficient des plus grands soins. Si pour les garçons il suffit d’un coup de peigne pour maîtriser quelques mèches en épi au réveil, les filles doivent faire preuve de patience pour pouvoir exhiber les coiffures complexes, inspirées de celles de la cour à Rome, qui changent sans cesse. Les femmes portent les cheveux longs qu’elles arrangent à l’aide d’épingles en os et en bronze. Pour les hommes, la mode alterne les cheveux courts et le rasage de près aux coiffures plus longues et frisées associées à des barbes épaisses et bouclées. On ne méprise ni les postiches ni les perruques – pour dissimuler les calvities, pour changer de couleur ou pour échafauder des coiffures exagérées – et on utilise les teintures pour cacher les cheveux blancs.
Après le bain, le corps est enduit de crèmes hydratantes et onguents parfumés ; il y a autant de flacons, de formes et de matériaux différents, que de remèdes et de produits. Et les soins ne sont pas complets sans le maquillage et les parfums : du fard à joues, de l’ombre à paupières, du khôl pour les yeux, des huiles et des essences qui embaument la rose, le crocus, le lys, la myrrhe, l’encens et le cinnamone.

L’exposition est articulée en trois parties : au rez-de-chaussée, près de la maquette de la villa de Vallon, une vitrine et une projection résument les découvertes faites sur le site en relation avec les thèmes de l’hygiène et de la cosmétique. A l’étage, quatre coiffeuses présentent autant de sections consacrées à la propreté personnelle et aux soins du corps, illustrés dans neuf vitrines : « Propres et soignés », « Quelles têtes ! », « Aux petits soins » et « Sentir bon ».
Enfin, la dernière salle – « Seulement pour les intimes » – offre aux visiteurs un aperçu de la « salle du trône » et de ses à-côtés : latrines, pots de chambre, accessoires utiles et nécessaires, etc.

En marge de l’exposition, le Musée romain de Vallon propose des visites guidées gratuites et organise des événements à ne pas manquer :

    • dimanche 21 mai 2017 de 14h à 16h – Journée internationale des musées : « Les sujets sensibles au musée » – Le petit coin
    • dimanche 25 juin 2017 de 14h à 17h – Tous au Musée ! Se faire beau à l’époque romaine. Animations et ateliers de coiffure, rasage, maquillage, crèmes et autres produits de soins et de beauté
    • samedi 9 et dimanche 10 septembre 2017 de 13h à 17h – Journées européennes du patrimoine : « Héritage du pouvoir » – Reines… et rois de beauté !

Visites guidées

  • dimanche 21 mai 2017 à 14h
  • dimanche 25 juin 2017 à 14h
  • dimanche 10 septembre 2017 à 14h
  • dimanche 22 octobre 2017 à 14h30
  • dimanche 26 novembre 2017 à 14h30
  • dimanche 25 février 2018 à 14h30

Interview sur Espace2, émission Versus/Penser (14 avril 2017)

Article dans La Broye (13-04-2017)

Article dans La Liberte (10-04-2017)

Article dans Le Republicain (13-04-2017)

Article dans le Freiburger Nachrichten (07-04-2017)

Article dans le Murtenbieter (07-04- 2017)

Pressemitteilung

Mai
17
mer
Circulez, y a tout à voir ! Archéologie des grands travaux entre Nîmes et Montpellier @ Site archéologique Lattara
Mai 17 2017 – Fév 5 2018 Journée entière
Circulez, y a tout à voir ! Archéologie des grands travaux entre Nîmes et Montpellier @ Site archéologique Lattara | Lattes | Occitanie | France

Ces dernières années, le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier et le déplacement de l’autoroute A 9 Montpellier ont permis de réaliser des opérations archéologiques d’envergure exceptionnelle…

Ces dernières années, le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier et le déplacement de l’autoroute A 9 Montpellier ont permis de réaliser des opérations archéologiques d’envergure exceptionnelle. Sur plus de 100 kilomètres de linéaires cumulés (et près de 1 200 hectares), les archéologues de l’Inrap ont mis au jour, lors de la phase de diagnostic, une centaine de sites archéologiques pour la plupart inédits, ainsi qu’une importante série d’objets remarquables.

Par la suite, entre l’automne 2012 et l’été 2014, vingt-quatre opérations de fouilles ont permis d’étudier des sites allant des périodes préhistoriques au Moyen Âge.

Ces découvertes archéologiques renouvellent profondément la connaissance du passé du Languedoc oriental et permettent de mieux appréhender, au fil du temps, l’impact des activités humaines sur la construction du paysage, les aménagements du territoire et l’environnement.

Du Paléolithique au Moyen Âge, ce sont plus de 300 objets qui seront présentés au public, témoignages émouvants du quotidien des populations qui ont vécu sur ces territoires.
Au-delà de la truelle et du pinceau, les techniques actuelles de l’archéologie offrent la possibilité de redonner vie aux gestes de ces hommes et de ces femmes qui nous ont précédés.

À l’aide de supports didactiques et muséographiques (maquettes, illustrations, films) conçus spécialement pour l’exposition, le visiteur pourra ainsi approcher au plus près les méthodes de raisonnement et d’étude des archéologues, tout en se plongeant dans la découverte passionnante des civilisations passées !

Exposition conçue en partenariat avec la Drac Occitanie et l’Inrap, avec le soutien d’Oc’Via et de Vinci Autoroutes.

Juin
27
mar
L’archéologie à grande vitesse : 50 sites fouillés entre Tours et Bordeaux @ Musée d'Aquitaine
Juin 27 2017 – Mar 4 2018 Journée entière
L'archéologie à grande vitesse : 50 sites fouillés entre Tours et Bordeaux @ Musée d'Aquitaine | Bordeaux | Nouvelle-Aquitaine | France

Avec 300 kilomètres et plus de 3500 hectares d’emprises, le tracé de la Ligne à Grande Vitesse « L’Océane » a constitué pour les archéologues une opportunité exceptionnelle pour enrichir les connaissances sur l’occupation de ces territoires depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Les opérations de fouilles se sont déroulées de 2009 à 2013, dans les régions Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine, et six départements : Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et Gironde.

En préambule, l’exposition s’ouvre sur une présentation des fouilles préventives qui permettent de travailler sur un site avant sa destruction, puis d’étudier et de dater les vestiges.Le visiteur remonte le temps, accompagné de bornes tactiles, de reconstitutions 3D et de films. Il peut retrouver les chasseurs de la Préhistoire ou les premiers agriculteurs, puis explorer des fermes gauloises, une villa gallo-romaine ou même visiter virtuellement un souterrain médiéval. Il découvre ainsi la vie quotidienne des populations à travers les témoins de l’artisanat du fer ou des modes d’élevage et d’agriculture.

Les fouilles ont aussi permis d’approfondir les connaissances sur les pratiques funéraires et cultuelles. Le plus bel exemple est le site du Vigneau à Pussigny (Indre-et-Loire) où, pour la première fois, a été découverte une succession de nécropoles du néolithique et de l’âge du Bronze.

La construction de la ligne a aussi permis de mieux connaître le patrimoine naturel, la faune et la flore, grâce aux études préparatoires (atlas et inventaires) et aux actions compensatoires : créations de mares, reboisements, transplantations d’espèces végétales protégées. Cet immense chantier a aussi permis la découverte de plusieurs sites fossilifères de plus de 100 millions d’années, comprenant fougères, insectes, ammonites, crocodiles, etc.

L’exposition a été initiée par LISEA, COSEA et SNCF RESEAU. Elle a été reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

L’exposition s’inscrit dans la saison paysages bordeaux 2017, proposée du 25 juin au 25 octobre, autour de l’arrivée de la ligne à grande vitesse à Bordeaux.

Juin
30
ven
Le luxe dans l’antiquité @ Musée départemental d'Arles
Juin 30 2017 – Jan 22 2018 Journée entière
Le luxe dans l'antiquité @ Musée départemental d'Arles | Arles | Provence-Alpes-Côte d'Azur | France

Le « Trésor de Berthouville » est constitué de 128 objets de la plus grande valeur, conservés au Cabinet des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France. Après une méticuleuse restauration conduite par les chercheurs de la Villa Getty, ils sont réunis dans une exposition intitulée “Roman luxury” présentée dans plusieurs villes des États unis. Le luxe dans l’Antiquité au MDAA sera la seule étape européenne de cette exposition, fruit d’un partenariat entre la BNF et le département des Bouches-du-Rhône.

Juil
1
sam
Le Luxe dans l’Antiquité, Trésors de la Bibliothèque nationale de France @ Musée Départemental Arles Antique
Juil 1 2017 – Jan 21 2018 Journée entière
Le Luxe dans l'Antiquité, Trésors de la Bibliothèque nationale de France @ Musée Départemental Arles Antique | Arles | Provence-Alpes-Côte d'Azur | France

Le « Trésor de Berthouville » est constitué de 128 objets de la plus grande valeur, conservés au Cabinet des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France. Après une méticuleuse restauration conduite par les chercheurs de la Villa Getty, ils sont réunis dans une exposition intitulée “Roman luxury” présentée dans plusieurs villes des États-Unis.

Sep
14
jeu
Un toit pour le forum @ Forum Antique de Bavay
Sep 14 2017 – Jan 23 2018 Journée entière
Un toit pour le forum @ Forum Antique de Bavay | Bavay | France

À la fois monument historique et site archéologique d’intérêt national, le Forum de Bavay est un site emblématique de l’Antiquité gallo-romaine qu’il faut préserver et protéger. Mais pourquoi et comment protéger ce monument de plus de 2000 ans ?

Pour répondre à ces questions, l’exposition « Un toit pour le forum » vous propose de vous mettre dans la peau de l’architecte en charge de la protection des vestiges. Connaître le forum, ses pathologies et envisager les solutions de protection seront vos missions ! Quel toit choisirez-vous pour le forum ?

Les + de l’expo

> Un livret pour tous pour aller plus loin et découvrir autrement les vestiges

>
Une maquette modulable et un jeu magnétique pour découvrir l’architecture du forum et son utilisation dans l’Antiquité

>
Un jeu ludique sur tabletouch : rencontre avec un expert historique pour comprendre les menaces sur le cryptoportique. L’occasion de comprendre comment et pourquoi protéger les vestiges, tout en s’amusant !

Sep
16
sam
Ça ne manque pas de sel ! @ Maison de l'Archéologie du Pas-de-Calais
Sep 16 2017 – Juin 17 2018 Journée entière
Ça ne manque pas de sel ! @ Maison de l'Archéologie du Pas-de-Calais | Dainville | Hauts-de-France | France
  • Mardi > vendredi : 14h – 18h
  • Samedi et dimanche (1 week-end par mois) : 10h30 – 13h et 14h – 18h
  • Visite de l’exposition libre et gratuite
  • Ateliers gratuits sur réservation
  • 1 jeudi par mois : Café-archéo avec un archéologue de 18h à 18h30 et visite libre en nocturne de 18h30 à 19h30

Pourquoi le sel ?

Le sel est indispensable à la survie des êtres vivants. Il faut 3 grammes de sel à un adulte pour combler ses besoins et être en bonne santé. Devenu un élément fondamental des sociétés, le sel a contribué à leur développement et à leur prospérité.

Présent dans la nature, le sel a été exploité très tôt par l’homme. Ce dernier a fait preuve d’ingéniosité pour l’extraire, en recourant à ses propriétés chimiques et physiques pour diversifier son alimentation et fabriquer des objets utiles à son quotidien : accessoires en cuir, poterie, verrerie… L’importance du sel est telle que les commerçants antiques vouent un culte à la déesse protectrice de ceux qui le transportent et en font commerce, et qu’il colore encore aujourd’hui de nombreuses expressions du langage courant.

L’exposition « Ça ne manque pas de sel ! » raconte son origine et son histoire. À travers notamment les découvertes archéologiques récentes du nord de la France qui datent de la période gauloise. Des tableaux, des photographies et des objets ethnologiques complètent les vestiges et témoignent de la longue et complexe aventure du sel. Le parcours est organisé en trois grandes parties, l’origine du sel, les modes de production et les usages du sel.

Cette exposition a été réalisée par le Département du Pas-de-Calais, l’Inrap, l’université Sciences Humaines et Sociales de Lille, le laboratoire Halma, l’université de Lille Sciences et Technologies et le laboratoire GCgE. Elle a été financée par le Département du Pas-de-Calais.

 

Sep
27
mer
Théâtre du pouvoir @ Petite Galerie, aile Richelieu, Musée du Louvre
Sep 27 2017 – Juil 2 2018 Journée entière
Théâtre du pouvoir @ Petite Galerie, aile Richelieu, Musée du Louvre | Paris | Île-de-France | France

L’art et le pouvoir politique ont toujours noué des liens étroits, comme le révèle la nouvelle exposition de la Petite Galerie. Pour sa troisième saison, l’espace dédié à  l’éducation artistique et culturelle du Louvre s’intéresse ainsi aux codes de représentation du pouvoir politique, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Mettant en scène des oeuvres du Louvre et celles de grandes institutions culturelles françaises, l’exposition présente aussi bien des figures du prince « guerrier », «  bâtisseur » ou « héroïsé », en référence aux modèles antiques, que des objets symbolisant la puissance.

Le parcours montre tout d’abord comment les images sont utilisées pour légitimer le pouvoir, notamment à travers la figure d’Henri IV qui fait l’objet d’une étude particulière, ou quelques célèbres portraits de monarques et d’empereurs comme Louis XVI ou Napoléon. Des objets emblématiques de la monarchie, tels que les regalia, objets du sacre des rois de France, sont également mis en avant. La dernière partie met enfin en lumière les ruptures historiques et iconographiques nées avec la Révolution française.

Commissaire(s) :

Paul Mironneau, directeur du musée national et domaine du Château de Pau, et Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre.

Chef de projet :

Florence Dinet, musée du Louvre.

 

Informations pratiques

Du 27 septembre 2017 au 2 juillet 2018

Lieu :
Petite Galerie, aile Richelieu

Horaires :
Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi.
Nocturnes, mercredi et vendredi jusqu’à 21h45.

Tarif sur place :
Billet unique (collections permanentes et expositions) : 15€ sur place

Renseignements :
01 40 20 53 17

Achetez votre billet

Oct
4
mer
Exposition Bourdelle et l’Antique : une passion moderne @ Musée Bourdelle, Paris
Oct 4 2017 – Fév 4 2018 Journée entière
Exposition Bourdelle et l’Antique : une passion moderne @ Musée Bourdelle, Paris | Paris | Île-de-France | France

Exposition ouverte du 4 octobre 2017 au 4 février 2018
Tous les jours sauf lundi et certains jours fériés.

Dans l’histoire des formes comme des idées, pas « d’avancée » qui ne procède d’un « recul », pas de révolution esthétique qui ne passe par la renaissance d’un passé enfoui, la reviviscence d’un patrimoine spirituel et plastique – en l’occurrence celui de la Grèce la plus antique. C’est là que le sculpteur Antoine Bourdelle viendra puiser pour créer les chefs-d’œuvres de sa maturité au tout début du XXè siècle.

De l’énergie primordiale du mythe, des figures fabuleuses des temps archéologiques – Tête d’Apollon (1898-1909), Pallas Athénée (1905), Héraklès Archer (1910), Le Fruit ou la nudité des fruits ( 1906-1911), Pénélope (1905-1912), Centaure mourant (1914)… – Bourdelle tire la force novatrice d’un « travail net, dépouillé et sans nuance », affranchi de l’esthétique de Rodin, des canons de l’académisme comme des conventions du réalisme.
Repensée en termes de masses et de plans, soumise à un processus d’épuration et d’altération, la sculpture de Bourdelle donne corps à une beauté inédite que la critique dénonce, dans un premier temps, comme « un retour à l’idole du sauvage. » Paradoxalement le mouvement même de ce retour à « l’origine » inscrit Bourdelle au coeur des prospections les plus audacieuses de l’art moderne. 
L’exposition confrontera donc la création de Bourdelle aux déesses de Puvis de Chavannes, aux baigneuses de Picasso, à la Méditerranée de Maillol comme à la Serpentine de Matisse – familiers, pour un temps, de l’atelier du maître –, aux sculptures de Modigliani et de Zadkine, aux faunes et chèvre-pieds de Ker-Xavier Roussel et de Maurice Denis qui participèrent tous deux à la création du Théâtre des Champs-Élysées, aux figures chorégraphiques d’Isadora Duncan et de Nijinski qui « dansèrent l’antique »…  Dans le laboratoire formel de cet archaïsme moderne opératoire des années 1890 aux années 1920, l’exposition rend à Bourdelle la place déterminante qui lui revient.

Oct
9
lun
Dans la peau d’un soldat. De la Rome antique à nos jours @ Musée de l’Armée, Paris
Oct 9 2017 – Jan 28 2018 Journée entière
Dans la peau d'un soldat. De la Rome antique à nos jours @ Musée de l’Armée, Paris | Paris | Île-de-France | France

C’est une première : le musée de l’Armée consacre, du 12 octobre 2017 au 28 janvier 2018, une exposition audacieuse à un sujet inédit. Le public est invité à entrer dans la peau des soldats, à partager leur vie au contact direct avec les objets les plus modestes, banals ou insolites, qui les accompagnent dans les occupations quotidiennes de la vie de campagne, depuis l’Antiquité jusqu’au XXIe siècle.

Si notre vision du soldat en opérations est surtout focalisée sur les phases spectaculaires de combat, ce dernier, malgré sa forte intensité, ne représente qu’une part infime du quotidien des combattants qui consacrent l’essentiel de leur temps à s’entraîner, à se déplacer, à installer et aménager leurs positions, à communiquer mais aussi à entretenir leur moral ou à tromper l’attente. Chargé d’armes et de munitions, le soldat est ainsi, depuis des millénaires, confronté à la nécessité de manger, de se chausser, de se distinguer de ses adversaires et de se protéger de leurs coups. Il a toujours été soucieux, aussi, de se sentir partie prenante du groupe d’hommes et de femmes au sein duquel il exerce son métier – ce à quoi contribuent la discipline, la tenue, les récompenses, les rituels sacrés et profanes partagés –, sans pour autant négliger tout ce qui peut le relier aux siens, à ses souvenirs, à ses convictions.

L’exposition s’ouvre par une spectaculaire galerie chronologique qui présente plus d’une vingtaine de figures de soldats « de la Rome antique à nos jours », vêtus, équipés et accompagnés des animaux et des véhicules grâce auxquels ils se déplacent ou transportent leur matériel. Autant de silhouettes significatives et reconnaissables, autant de jalons dans une histoire marquée par des mutations et des constantes dont la principale est bien le combattant lui-même, son corps et son moral.

Suit un parcours thématique qui retrace les différents moments de la journée d’un soldat, en autant de séquences où sont confrontés les objets qui, à différentes époques et dans différentes civilisations, lui permettent de se nourrir, de se mettre à l’abri, de se reposer, de garder le contact avec ses camarades, de se soigner, de « tenir » dans les circonstances difficiles. Vêtements, tentes, gamelles, rations alimentaires, médicaments, outils divers… s’y retrouvent, différents selon les théâtres d’opérations et les climats : milieux urbains, déserts, pays tropicaux, zones montagneuses. Tous sont destinés à lui permettre d’accomplir sa mission, de survivre ou de bénéficier d’un relatif confort sur le terrain. Certains permettent d’évoquer la logistique qui accompagne les troupes régulières et les organisations très différentes qui s’affrontent dans les guerres qu’on dit aujourd’hui « asymétriques », ce qui éclaire d’un jour nouveau les conditions dans lesquelles se déroulent les conflits contemporains dont les médias se font l’écho.

Dans la peau d’un soldat. De la Rome antique à nos jours s’intéresse aussi à la condition universelle du combattant, à ce qui, à travers les objets de son quotidien et sa culture matérielle, donne à voir et à comprendre la nature de son engagement, les tensions extrêmes et les traumatismes auxquels il est exposé, le risque de la blessure et de la mort. Le parcours de visite aborde sa relation avec les institutions qui, avec plus ou moins de sollicitude selon les lieux et les époques, soignent les blessures de son corps et de son âme ou prennent soin de sa dépouille, lui rendent hommage et perpétuent la mémoire de son sacrifice. Il s’achève donc par une évocation de l’activité de l’Institution nationale des Invalides et du rôle de la cour d’honneur de l’Hôtel où se déroulent les cérémonies d’hommage aux soldats tombés lors des opérations extérieures.

Provenant pour la plupart des collections du musée de l’Armée, plus de 300 pièces dont de nombreuses acquisitions récentes, sont présentées au sein du parcours. La dimension contemporaine de la guerre est mise en lumière par des reportages photographiques réalisés au plus près des soldats, pendant des opérations sur le terrain ou dans des centres de rééducation. En complément, les nombreux dispositifs multimédias viennent se substituer aux objets « absents », assurent une meilleure compréhension de la forme, de la fonction ou du contexte d’utilisation des pièces exposées, replacent l’homme au sein d’un groupe, dans le temps et l’espace. Parmi les thèmes traités par ces moyens : le système D, le réemploi et le détournement des objets par leurs utilisateurs, la mode militaire qui n’est pas sans influence sur la mode civile, l’art du camouflage, les logistiques de masse…