L’AVENIR DES ANCIENS : Oser lire les Grecs et les Latins

Les Grecs anciens ne sont pas nos ancêtres, mais ils sont devenus nos pères quand, au Moyen Âge, il a fallu rendre compatibles la Bible et Aristote. Les Romains ont fait notre langue, mais avaient décidé que leur culture serait grecque. Que faire maintenant de ces lointains parents d’adoption ?

La question est d’actualité avec la réforme des collèges, qui repose sur une idée très datée et simplificatrice de la culture : se contenter de la présentation rapide de contenus. Or l’enseignement des grands textes antiques et de leurs langues à l’école est un étonnant outil d’émancipation et de démocratisation. Langues muettes, langues égalitaires qui n’appartiennent à personne, le latin et le grec, si on les lit, si on les traduit, ouvrent à une expérience pratique, personnelle, créative.
Les mots anciens que nous reprenons tous les jours, « démocratie », « empire », « dieu », « technique », ne sont pas seulement des vocables. Ils se sont imposés dans l’Antiquité parce que leur sens, leur valeur ont été argumentés, disputés, parce qu’ils ont été élaborés par des textes. Aller voir du côté de l’antique, c’est aussi reprendre et réexaminer ces arguments, ces chemins de langage – et c’est passionnant.
avenir anciens
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A propos Thomas Frétard

Thomas Frétard
Enseignant de Lettres classiques dans l'académie d'Orléans-Tours. Doctorant rattaché au laboratoire CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales) de l'université Paul-Valéry Montpellier 3

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