Néron : l’empereur-artiste

Tiberius Claudius Nero naquit en 37, et arriva au pouvoir en 54. Descendant d’Auguste, neveu de Caligula, fils d’Agrippine la Jeune et fils adoptif de Claude, il fut le dernier empereur julio-claudien. Bien qu’il ait reçu une éducation classique, et ait été formé par le philosophe stoïcien Sénèque, Néron fut rapidement considéré comme un prince fantasque, même s’il était apprécié de la plèbe. Près de deux mille ans après sa naissance, il continue de susciter tantôt la fascination tantôt l’effroi auprès du contemporain. Cette perception ambivalente s’explique surtout par le fait qu’aucun autre empereur romain n’ait été nimbé d’un tel mystère. Sur le plan politique, Néron n’avait rien d’un insurgé. Il préférait le plus souvent les mutations graduelles, n’excluant nullement la continuité. Bien que mégalomane et extravagant, il s’est généralement avéré conservateur du point de vue gouvernemental et institutionnel ; très souvent, il rechercha à cet égard la légitimité augustéenne. Toutefois, contrairement à ses prédécesseurs et à ses successeurs, il exprima au moins autant d’intérêt pour les arts que pour la politique. Il n’est donc pas surprenant que cette monographie soit intitulée : « Néron : l’empereur-artiste ».

A propos Thomas Frétard

Thomas Frétard
Enseignant de Lettres classiques dans l'académie d'Orléans-Tours. Doctorant rattaché au laboratoire CRISES (Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales) de l'université Paul-Valéry Montpellier 3

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