Virtus I

Bandes dessinées   / manga
Date de sortie : 13 septembre 2012
Public : tout public      Période historique : : 2ème siècle
Dessinateur : SHINANOGAWA Hideo
Scénariste : GIBBON
Coloriste : noir & blanc
Traducteur : SANCHEZ Tony
Editeur : Ki-oon
Nombre de pages : 224 p.
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Après le sympathique et presque naïf Thermae Romae, où le patriotisme japonais prêtait à sourire, voici un nouveau manga beaucoup plus dérangeant qui met en scène des Romains rencontrant des Japonais (cette fois, le voyage dans le temps se fait dans le sens inverse).

An 185 de l’ère chrétienne. L’empereur Commode, cruel et sanguinaire, entraîne Rome à sa ruine. Peu pressé de gouverner, il préfère combattre dans l’arène. Pour Marcia, concubine du tyran, Rome a perdu ce qui faisait le fondement de sa grandeur : la “virtus”, la force d’âme, la droiture. Désespérée, elle sollicite l’aide d’une sorcière, qui fait venir par magie à Rome des hommes capables de rappeler cette valeur fondamentale au tyran. Le sort choisit un groupe de prisonniers japonais de l’ère moderne. Précipités sur les sables de l’arène, ils vont découvrir la cruauté du destin des gladiateurs : brutalité des entraînements, férocité des combats, brimades quotidiennes au ludus… Les intrigues politiques et la corruption de la capitale impériale parviendront-elles à briser l’esprit de ces hommes ?

Feuilletage en ligne : http://www.ki-oon.com/mangas/tomes-426-virtus.html



Dans la même série

Adaptation en français du manga japonais Virtus de Gibbon (scénariste) & Hideo SHINANOGAWA (dessinateur), qui a débuté en 2008 dans le magazine Big Comic Spirits (Shogakukan) et compte 5 tomes reliés.

Virtus est inspirée de la série Spartacus, et on y retrouve les mêmes codes : l’antiquité est un prétexte à un déchaînement de violence. Commode est présenté comme un monstre sanguinaire qui se délecte de combats et de sang. Les Sibylles souhaiteraient retrouver une vieille vertu romaine : la virtus cette « qualité » propre à l’homme (“à savoir un mélange de courage, d’abnégation et de force”), mais elles savent que ce n’est plus à Rome qu’elles trouveront un homme désormais capable de l’incarner. C’est donc au Japon, dans une prison, qu’elles vont aller chercher cet homme (et ces compagnons de détention), un judoka aussi gigantesque en taille qu’en valeurs humaines, pour le ramener directement dans le Colisée… C’est tordu n’est-ce-pas ?

La lecture de Virtus vous mettra sûrement mal à l’aise, en raison du dégout que l’on peut ressentir face à la violence qui y est représentée, et de se désagréable sentiment d’avoir affaire à une démonstration déguisée de la supériorité japonaise en terme de valeurs… (un peu comme si un Japonais un peu énervé serait tombé sur le dernier tome d’Asterix, où on nous explique que les mangas, c’est horrible, et cherchait à se venger… sauf que c’est drôlement plus méchant).

Une critique en ligne à lire sur le site du Monde :http://lecomptoirdelabd.blog.lemonde.fr/2012/09/20/virtus-manga-de-propagande-rugueux-et-brutal/


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