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Cumes : topographie et cryptae

CUMES
2 : TOPOGRAPHIE et
CRYPTAE

par Jean-Claude Daumas, Historien – pour Latine Loquere

(rappel : CUMES 1 = Historique,
cf p. 31-32 du cahier de voyage)

TOPOGRAPHIE

Cumes, la plus ancienne colonie
grecque d´Occident et la plus importante de Campanie, est aussi la
plus mal connue, faute en partie de fouilles d´envergure.

Dès le début du
VIIIème siècle avant J.-C., des colons venus de l´île d´Eubée
avaient fondé un emporion (comptoir) sur l´île voisine
d´Ischia, occupant l´acropole du Monte di Vico. Profitant
de la richesse de l´île en bois et argile de qualité, ils
développèrent une florissante industrie métallurgique (fer et
cuivre importé d´Etrurie) et céramique : Pithécousses “
le nom de cet empôrion “ dériverait de pithoi,
équivalent grec du latin dolium (vase à  grande contenance).

Vers 750, les
Grecs d´Eubée, conduits par Hippoclès et Mégasthénès, fondent
une véritable colonie terrestre en s´installant sur le Mont de
Cumes, facilement repérable depuis Ischia-Pithécousses. Ce qui
devient alors l´acropole de Cumes est un magnifique belvédère qui
permet de contrôler visuellement la mer tyrhénienne, les îles
(Procida, Ischia), le promontoire méridional (futures Baïes et
Misène) et l´intérieur des terres.

Cumes (kymé
grecque puis Cumae romaine) occupe en fait un terroir
contrasté.

– A l´ouest, le
piton volcanique du Mont de Cumes (l´Euboica rupes ou
« rocher des Eubéens » de Virgile dans l´Enéide)
qui culmine à  80m, parfaitement protégé par ses falaise et par une
muraille (samnite puis romaine) en blocs de tuf, raccordée à
l´enceinte de la ville basse. Cette acropole domine directement le
port grec, à  faibles capacités.

– A l´est, la
colline allongée du Monte Grillo ferme le site.

– Au centre, la
plaine où a été édifiée la ville basse s´ouvre largement vers
le nord mais sur la zone marécageuse de Licola.

4 CRYPTAE

Le sous-sol du secteur de Cumes étant
en tuf volcanique, roche facile à  creuser et tailler, Grecs puis
Romains y ont aménagé pas moins de 4 grandes galeries. Celle
ouverte par les Grecs, dite « Antre de la Sibylle »,
reste la plus délicate à  interprêter. Les 3 autres, réalisées
par Agrippa, maître d´œuvre de l´empereur Auguste, par
l´intermédiaire de l´ingénieur (un affranchi) L. Cocceius
Auctus, avaient pour but de relier Cumae d´une part au
« port grec » par la Crypta Romana, d´autre part
au port militaire de Portus Julius à  aménager dans les
parages du lac Lucrin. Pour cela, il a fallu creuser deux galeries,
la « grotte de Cocceius » et la « Grotte de la
Sibylle ».

Ces travaux, réalisés à  partir de
39 avant J.-C., ne semblent pas avoir été achevés ;
finalement ils ont été inutiles puisque dès 26 avant J.-C. Portus
Julius
fut supplanté par Misène, rade beaucoup plus sûre
et efficace.

Grotte de Cocceius : 1 km
de longueur ; 6 puits d´aération/éclairage.

Grotte de la Sibylle : 200m
de longueur ; 4 x 4m de section.

Pour l´Antre de la Sibylle et la
Crypta Romana  : fiches spécifiques.

ILLUSTRATION : 2 croquis.






























A propos Robert Delord

Robert Delord
Enseignant Lettres Classiques (Acad. Grenoble) Auteur - Conférencier : Antiquité et culture populaire Formateur (LCA / Lettres / Image / EMI / Pédagogie de projets / TICE et utilisation raisonnée du numérique / - Président de l'association et administrateur du site "Arrête ton char !" - Membre du comité d’organisation du Festival Européen Latin Grec

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